Adaptation de l’appareil respiratoire à l’exercice

Apprendre à gérer sa respiration

Au cours de l’exercice, l’augmentation de l’amplitude des mouvements croît en même temps que le degré d’intensité de l’exercice. Au-delà d’un certain niveau d’intensité, le rythme respiratoire se précipite provoquant une rapide fatigue des muscles respiratoires et leur inefficacité. C’est l’essoufflement qui annonce l’arrêt prochain de l’exercice.

Lorsqu’un exercice d’intensité modérée est poursuivi pendant plusieurs minutes, les rythmes cardiaque et respiratoire augmentent progressivement puis se stabilisent après une ou deux minutes : l’équilibre s’est alors établi entre la consommation et les apports de dioxygène; c’est l’état stable. En langage sportif, il correspond à la notion de second souffle.

A l’arrêt de l’exercice, l’organisme ne retrouve pas instantanément ses rythmes respiratoire et cardiaque de repos. Pendant cette période de récupération, il compense le déficit de dioxygène qu’il a contracté avant d’atteindre l’état stable, l’organisme se libère de sa dette de dioxygène. Le temps de retour au calme est généralement plus long que le temps mis pour atteindre l’état stable, cette différence est d’autant plus importante si le sujet est peu entraîné, fatigué ou surentraîné.

A long terme, l’entraînement provoque une augmentation de la capacité thoracique d’autant plus accentuée que l’activité sportive est plus orientée vers les efforts de fond. Les séjours en altitude et les activités sub-aquatiques auraient un effet semblable. Comme toutes les autres parties de l’organisme, l’appareil respiratoire s’adapte donc à la forme de travail auquel il est soumis. Ainsi, le comportement respiratoire d’un sujet donne de précieuses indications sur les réactions de son organisme à l’effort.

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