Les principes de l’entrainement

L’entrainement permet de faire progresser le nageur grâce à des adaptations physiques, physiologiques et psychologiques.

Il améliore le potentiel énergétique et les facteurs d’exécution. Les éléments techniques sont directement liés aux éléments physiologiques. Les facteurs biomécaniques liés aux propriétés de l’eau justifient cette remarque. La formule R = KSV2 (la résistance est égale au coefficient de forme x la surface de propulsion x la vitesse au carré) signifie que plus la surface de propulsion est efficace et plus il y a de vitesse lors de la propulsion, plus il y a de résistances en fonction de sa morphologie.

Exemple : Sur une distance donnée, pour accélérer, vous allez augmenter vos nombres de coups de bras et augmenter votre fréquence de nage. Ceci est normal étant donné les facteurs biomécaniques liés à l’eau. Mais l’entrainement va vous permettre de garder un maximum d’efficacité et d’amplitude de nage lorsque votre fréquence augmentera pour produire un effort plus intense. Vitesse = Amplitude x Fréquence.

Plusieurs principes de base sont au cœur de l’entrainement du nageur :

  • Principes de surcharge :

La surcharge à l’entraînement est une méthode qui permet de provoquer une adaptation. La planification d’ entrainements permettant de proposer des exigences plus importantes qu’à l’habitude, provoquera une adaptation. Lors de la séance d’entrainement les réserves énergétiques baissent, puis lors de la période de récupération ces réserves se renouvellent jusqu’à un niveau légèrement supérieur au niveau initial, c’est ce que l’on appelle la période de surcompensation.

Exemple : un nageur réalise avant une compétition importante un stage intensif de 10 entrainements par semaine (environ 50 km par semaine), ce qui lui permet de créer des adaptations physiologiques à l’effort bénéfiques à sa progression. Puis une semaine avant la compétition, les entrainements s’ allégent en terme de kilométrages (30 km par semaine). Le principe de surcompensation a été mis en route lors de cette dernière période de pré-compétition.

  • Principe de progressivité :

La progressivité permet de garantir l’effet positif du principe de surcharge. Les nageurs doivent augmenter progressivement leur vitesse pour espérer améliorer leurs performances au cours de la saison. Deux autres paramètres peuvent être modifiés pour obtenir une surcharge tels que le volume et la densité de l’entrainement.  On peut augmenter la vitesse de nage sans diminuer le volume et la densité d’un entrainement, ou bien diminuer les temps de récupération entre les répétitions sans modifier la vitesse de nage.

Exemple : Plusieurs séances de contenus identiques sont proposés à un nageur. La seule différence étant que les exigences de travail deviennent supérieures aux précédentes (800 m progressif par 200 m). Nous pouvons constater une amélioration dans les temps de passage avec une fréquence cardiaque identique. Cela prouve qu’une adaptation à cet effort s’est produite.

  • Principe d’alternance :

C’est la variation entre les périodes de travail intense et modéré, entre les gros volumes d’entrainement et les petits volumes, et entre les périodes de travail et de repos. Cette alternance permet au métabolisme de reconstituer toutes ses réserves énergétiques et ne pas tomber dans le surmenage.

Exemple : Un nageur réalise une période de travail de 5 semaines qui consiste à réaliser un kilométrage élevé (40km par semaine). Puis sur la période suivante de 5 semaines précédent une compétition importante, le travail est plus axée sur un travail spécifique des nages et des capacités de travail au seuil, de changements de vitesse et de la vitesse de course.

  • Principe de spécificité :

Le corps humain s’adapte de manière très spécifique au type d’exercice auquel il est soumis, c’est pour cela que l’on travaille par spécificité. Il permet de renforcer les qualités et de pallier aux manques.

Exemple : Pour un nageur donné, le travail spécifique tout au long de l’année se rattache au thème principal de la saison ; par exemple au travail sur l’augmentation de l’endurance motrice et la capacité d’explosivité lors de très courtes distances. En ce qui concerne le travail spécifique sur une période donnée, il est lié à l’approche des compétitions. Ce qui implique différentes spécificités, qu’ils s’ agissent de différentes nages et/ ou de différentes distances et aux manques décelés lors des dernières épreuves en compétition.

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