Sources énergétiques du muscle

Le fonctionnement du muscle durant un effort :

L’A.T.P. – acide adénosine triphosphorique – est la source énergétique nécessaire à toute contraction musculaire.

A elle seule, ses faibles réserves limiteraient la durée de l’effort à quelques secondes si elles n’étaient pas reconstituées à partir de l’énergie procurée par 3 voies :

  • une voie anaérobie alactique (anaérobie: en absence de dioxygène, alactique: sans production d’acide lactique). Par cette voie, la durée de l’effort est portée à une dizaine de secondes. La créatine-phosphate (C.P.) est ici le fournisseur d’énergie (notons que l’ A.T.P. peut être défini comme appartenant à cette voie).
  • une voie anaérobie lactique (en absence de dioxygène, avec production d’acide lactique). Les réserves de glycogène sont attaquées, produisant de l’énergie et de l’acide lactique. L’augmentation du taux d’acide lactique diminue les propriétés contractiles du muscle. Ce dernier phénomène ramène le délai d’utilisation de cette voie à quelques 60 à 90 secondes (notons que mis en présence de dioxygène, l’acide lactique pourra redonner du glycogène).
  • une voie aérobie (en présence de dioxygène). L’oxydation des glucides (dont le glycogène), mais aussi celle des corps gras et à un moindre degré des protides est, de très loin, la source énergétique la plus importante. La mise en pleine activité des systèmes respiratoire et circulatoire n’étant pas instantanée, cette voie n’intervient, à plein rendement, qu’avec un certain retard (d’où l’utilité de l’échauffement).

Chaque type d’effort, selon sa durée et son intensité, fait plus ou moins appel à ces différentes voies dont les mises en œuvre dans le temps se chevauchent.

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